Trois étoiles, «samsung» en coréen, figuraient sur les premiers appareils de la marque qui ont été vendus en Europe dans les années 1970. Il s'agissait de micro-ondes bas de gamme à quelques dizaines de francs pièce. Ce produit d'appel a permis au groupe de se faire un nom et de s'imposer sur d'autres marchés, jusqu'à devenir le numéro un mondial de l'électronique et la 19e marque, toutes catégories.
Le chaebol (conglomérat coréen), fort de 6,2 milliards d'euros de trésorerie, a les moyens de ses ambitions. Et elles sont claires: être numéro un partout. C'est chose faite sur le marché de la télévision. Pour parvenir à cette première place, le groupe a investi des centaines de millions de dollars en publicité dans le monde entier. Il n'a pas hésité non plus à casser les prix, ce qui lui a permis de grignoter inexorablement des parts de marché. Il redoute toutefois LG, un autre coréen, qui, en pariant sur une autre technologie que la sienne dans la 3D, menace son leadership.
Dans le domaine des mobiles, Samsung est le groupe qui a le plus progressé au cours des 12 derniers mois, selon le cabinet IDC. Au dernier trimestre, le groupe coréen s'est rapproché de Nokia et ne devrait pas tarder à devenir la première marque mondiale pour les mobiles. Même si dans les smartphones et les tablettes, Apple semble indétrônable.
Le PC le plus fin du marché
On note aussi de belles ambitions dans les PC. Pour l'heure, le chaebol ne détient que 3 % du marché mondial, loin derrière les géants du secteur, HP, Acer et Dell. Mais cette réalité en cache une autre: en 2010, Samsung a vendu 10 millions d'ordinateurs. C'est deux fois plus qu'en 2009. Le coréen a prévu d'accentuer sa présence sur ce terrain en faisant des efforts dans tous les domaines, y compris le design, qui a longtemps été sa principale faiblesse. En début d'année, Samsung a présenté le PC le plus fin du marché.
Fidèle à la politique d'expansion qu'il a mise en place depuis le début des années 1990, la société s'attaque aussi au marché de l'électroménager, où il est pour le moment un acteur encore relativement marginal. Désormais, le temps des micro-ondes bon marché est révolu. Place aux machines à laver le linge et réfrigérateurs dernier cri. Samsung fait la part belle aux éclairages à LED, à sa maîtrise de l'électronique, un moyen de donner une image de sérieux aux consommateurs et de faire bénéficier de la renommée dont il jouit dans les téléviseurs à d'autres appareils, pourtant bien éloignés.
Le groupe est également un des plus importants fabricants de cartes mémoire pour ordinateur, d'écran LCD pour téléviseurs… et fournit nombre de ses concurrents, dont Philips, Toshiba ou encore Apple. Ce qui conduit parfois à des situations compliquées: l'américain et le coréen, concurrents dans les smartphones et les tablettes, se sont lancés dans des procès croisés. Ils s'accusent mutuellement de violation de brevets, véritable ombre au bilan du géant asiatique.
Le réseau social a annoncé qu'il proposerait désormais, comme Mozilla et Google, de remercier financièrement les informaticiens pour toutes découvertes de bug.
Sur son blog Facebook indique ainsi que « les premiers à révéler de façon responsable » une faille qui pourrait « compromettre l'intégrité ou la confidentialité des données des utilisateurs de Facebook » auront droit à une prime de 500 dollars. « Notre équipe de sécurité évaluera chaque faille (identifiée) pour déterminer si elle répond aux critères » donnant droit à récompense. La prime pourra même être supérieure dans le cas de bugs plus importants.
Pour mettre en œuvre ce programme, le site communautaire vient d'ouvrir une page dédiée qui fournit les modalités. Il faut absolument que le site soit le premier averti de la faille et cette dernière doit rester secrète le temps que Facebook puisse corriger le bug. Il est également impératif que le découvreur ne vive pas dans un pays ciblé par des sanctions américaines. Parmi les bugs recevables, Facebook évoque notamment le Cross-Site Scripting (XSS) et le Cross-Site Request Forgery (CSRF/XSRF). Seules les failles impactant la confidentialité des utilisateurs ou des données sont concernées.
Cette initiative est intéressante car de nombreux internautes découvrent des failles, souvent par hasard. En revanche, les primes sont moindre comparées aux 3000 dollars proposés par Mozilla.
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Chrome OS piraté : cette leçon vaut bien un nuage
Malgré sa centralisation dans le nuage, Chrome OS affiche encore des vulnérabilités qui ont permis à deux démonstrateurs, lors de la conférence de sécurité Black Hat, de compromettre des données confidentielles.
Une fois n’est pas coutume, les pirates qui ont mis à mal Chrome OS étaient bien intentionnés. Matt Johanson et Kyle Osborn ont profité de la conférence de sécurité Black Hat de Las Vegas pour révéler des failles de sécurité exploitables via des extensions non certifiées.
Encensé pour sa sécurité avancée, Chrome OS ne pouvait pas beaucoup plus longtemps rester indemne. Voilà qui justifie les craintes quant à la viabilité du cloud en termes d’immunité aux cyber-attaques.
Google a fait le pari de se baser sur une application unique qui trouve sa source dans le nuage. Sous la forme d’un navigateur, ce nouveau système d’exploitation devrait minimiser les portes d’entrée pour les hackers.
Mais ces derniers frappent toujours deux fois, souvent là où on s’y attend le moins. Matt Johanson et Kyle Osborn l’ont démontré en exploitant une faille dans une extension dénommée ScratchPad, une sorte de bloc-notes en ligne.
Les deux représentants de White Hat Securities ont établi une connexion avec un site infecté, dans l’optique d’injecter du code malicieux dans le navigateur.
Ils sont parvenus à récupérer identifiants, mots de passe et… données bancaires, en clair, sans cryptage.
A l’instar d’Apple, Google concède à ses développeurs les droits de publication d’applications, sans certification préalable.
Une liberté qui pourrait enfreindre la sécurité et remettre en cause les milliers d’extensions indépendantes qui se baladent sur Internet.
Les entreprises françaises ont encore du chemin à faire face au défi de l'internet mobile, alors que les mobinautes français sont très actifs sur ce nouveau média, selon une étude commandée par Google à TNS infraset et Ipsos publiée mardi.
"Le mobile est le média le plus adapté pour toucher l'individu à tout moment de sa vie, avec la plus grande pertinence au point de vue marketing", a déclaré le PDG de Google France, Jean-Marc Tassetto, en préambule à la présentation du volet fançais de cette étude internationale.
Selon cette étude, seules 12% des entreprises françaises ont développé un site mobile, contre 17% au Royaume Uni et 32% aux Etats-Unis. Par ailleurs 9% des décideurs médias seulement disent "être familiers avec la publicité sur mobile".
Pour 59% des entreprises interrogées, le problème réside dans "la manière d'intégrer le mobile à leur business model", et 30% évoquent "l'impossibilité de cibler certaines catégories démographiques sur la base de ces appareils".
Le phénomène est pourtant en train de se développer rapidement en France, qui est dans la moyenne pour la pénétration de l'internet mobile avec 27%.
Les mobinautes français sont 59% à se connecter tous les jours contre 55% des britanniques et 45% des allemands. Les Français sont également en tête des autres usages du mobile: l'appareil photo, la vidéo, la banque en ligne et la télé, devant leurs voisins.
L'internet mobile se superpose aux autres usages médias: 52% des sondés utilisent leurs smartphones en même temps qu'ils regardent la télévision, 30% pendant qu'ils se connectent à internet sur un autre équipement et 16% pendant qu'ils jouent aux jeux vidéos.
L'étude rappelle que deux plateformes touchent une majorité des utilisateurs de smartphones: l'iOS d'Apple pour 35% et Android de Google à 24%, suivis par Blackberry de RIM qui détient 11% du marché.
L'enquête de TNS infratest auprès des annonceurs a été réalisée du 23 mars au 4 mai, auprès de 200 directeurs marketing, tandis que l'étude Ipsos a été réalisée en mars auprès d'un échantillon national de 2.000 personnes, représentatif de l'ensemble de la population française âgée de 18 ans et plus.
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